Histoire de faire causer un peu sur le forum et de mieux nous connaitre, si chacun nous racontait sa première moto.
Je me lance pour montrer l'exemple :
1979, j'ai 17 ans. Je viens de passer 18 mois en école militaire d'où on vient de me remercier pour indiscipline. Me voilà marchand de poissons sur les marchés à Corbeil-Esszonne et Viry-Chatillon (91). Grace à ma paye mirobolante, me voilà avec 2000 francs en poche et ma licence A1 (permis 125). Je cherche une moto et c'est dans un tout petit bouclard à Malsherbes (45) que je la trouve. J'avais le choix entre une Yam 125 RDX et une Guzzi 125 T. Mes copains de l'époque roulaient tous en japonaise alors du coup j'ai choisis l'italienne. Moteur 2 temps, batterie 6 volts, démarrage au kick, sélecteur à droite avec la première en haut. Tout pour plaire ! Avec mes bottes Gaerne cross, mon intégral avec visière en plastique souple qui fermait avec des pressions et mon éternel perfecto, je suis transformé en vrai motard et pas peu fier ! Je me suis fait la main sur cette Guzzi pendant 2 ans et je l'abandonne en 1981 au profit d'une Honda 125 CMT, mais ça c'est une autre histoire. Suivront bien d'autres motos et side-cars.......
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A bientôt sur une route. J'ai hâte de découvrir vos premiers pas de motard...
Pour moi, pareil que toi, 1979 mes parents m’ont payé le A1, pour rappel à l’époque il n’y avait pas d’épreuves de conduite et je n’avais jamais roulé autre chose que la vieille motobec 51 vlc héritée de mon frère après son passage à la 125.
Toujours mes parents, ils étant bien conscient que sans moyens de locomotion je ne pourrai pas trouver de taf dans mon domaine d’étude (je vais terminer un BEP en instrumentation en juin de cette même année). Ils me disent qu’ils ne pourront pas m’acheter une 125 neuve comme ils ont fait à mon frère 3 ans plus tôt à cause de l’inflation galopante de l’époque et ne mettront que la même somme.
Après d’amples recherches nous trouvons un honda 125 S3 avec très peu de kilomètres chez un paysan entièrement recouvert de graisse pour ne pas s’oxydé dans la grange.
Il me servira jusqu'en janvier 1980 et mon passage en caisse à savon. Je roulerai encore quelque temps avant des problèmes de démarrage qui le feront se retrouver à rester dans le garage de mes parents. Mon frère, en arrêt de travail pendant 18 mois suite à un accident trajet travail avec sa Honda 750 F1 tentera de la refaire (elle refonctionnera une journée puis plus rien). Puis quelques années plus tard je me décide à aller le récupérer. En arrivant, je le dis à mes parents, et papa de me répondre ”trop tard, je l’ai donné aux ferrailleurs il y a 15 jours”.
Permis A1 en 1974, dès mes 16 ans atteints, sans épreuve pratique, effectivement. J'avais à ce moment-là encore la Motobécane AV50, achetée d'occasion 500FF, avec ma première paye, comme pompiste d'été à 14 ans.
C'était une autre époque, se faire confier une station-service de Nationale très fréquentée, ouverte 24h/24 pour le shift 6h-14h, seul à 14 ans, avec 3 pompes, dont la pompe gas-oil gros débit des poids lourds sans arrêt automatique!
Seul dans la station, de 6 à 9h, pour servir, surveiller le bureau avec les huiles, bonbons et produits d'entretien, la caisse. Faire les encaissements en devises étrangères avec rendu de monnaie en francs français sans se tromper, utiliser l'atelier en dehors des heures d'ouverture du mécanicien pour réparer les crevaisons....
Rétrospectivement, c'était sans doute du grand n'importe quoi, mais il ne s'est rien passé de dommageable... J'étais un peu troublé quand même, le jour où deux italiens se sont arrêté au lever du jour faire le plein d'une Lamborghini Espada en refusant de couper le moteur... pas sûr qu'elle était à eux, ni qu'ils avaient la clé, finalement!
Je me fais voler un jour ma motobec au lycée...
Je récupère un temps la Peugeot BB 3 vitesses au guidon de mon frère ainé, que je me fais voler à son tour au même endroit quelques mois plus tard... Faut dire que c'était presque tous les jours, les vols de vélos, cyclos, casques, au lycée en ce temps-là. Ma sœur y a eu droit aussi pour son Cady...
J'avais rebossé comme pompiste l'été précédent, un mois entier. À l'époque on servait tout le monde, c'était pas du libre-service (valait mieux, avec la pompe à gas-oil gros diamètre des camions qui avait vite fait de t'arroser les chaussures, dans une goulotte étroite de voiture ou camionnette qui refoule à mort), et on faisait quasiment systématiquement le pare-brise, sauf refus du client. Incroyable ce qu'il y avait comme insectes sur les routes par rapport à aujourd'hui! Ça nous valait régulièrement "la pièce", ce qui doublait carrément la paie, à la fin du mois... c'était un très bon job d'été, pompiste...
Mes parents n'étaient pas chauds du tout pour que je passe le A1, à mes 16 ans, déterminés à ce que j'en reste au cyclomoteur jusqu'à la voiture, mais après 2 vols, acculé à devoir me repayer un 3e 2-roues, le lycée étant trop loin, vu qu'on avait déménagé dans un autre quartier des environs de la ville, ils m'ont laissé faire mon marché, avec mes petits moyens. Mon dévolu s'est arrêté sur une CB125K2 d'occasion dégottée chez Pithioud, le concessionnaire Honda de l'avenue Jean Jaurès à Lyon, payée 1500FF je me souviens, utilisée durant deux ans, avant de passer mon permis B et le A en même temps, dès mes 18 ans. J'ai eu la pratique du A le 21 octobre et celle du B le 25, convoqué aux épreuves à seulement 4 jours d'écart.
La moto est restée chez mes parents quand je suis parti faire mes études, puis le service national. Ils l'ont donnée aux enfants du couple qui a racheté leur appartement familial, quand ils ont repris plus petit, une fois les enfants partis vivre leurs vies d'adultes.
J'en garde forcément un excellent souvenir, d'abord parce que c'était une bonne machine, 15ch et zone rouge à 11500t/mn (les suivantes, K3, K4 et surtout K5, très diffusée, ont été dégonflées à 13ch et la zone rouge descendue à 10500t/mn) et surtout parce qu'elle est celle des "premières fois", sorties, voyages, passagères, elle garde le goût de la liberté et de la jeunesse dans les souvenirs...
Je n'ai repris la moto qu'une quinzaine d'années plus tard au début des années 90, une fois les enfants plus grands. J'ai depuis toujours conservé au moins une moto dans notre maison familiale de vacances (une 250XLR que j'y ai toujours).